Genève, un lundi à six heures du matin. Léna Vasik décroche un téléphone. On lui demande de traduire. Ce qu'elle entend dans la salle, elle ne devrait pas l'entendre. Ce qu'elle choisit de ne pas traduire va changer plusieurs vies dont la sienne.Deux semaines plus tard, Istanbul. Une conférence régionale, un officier de la DGSE qui la surveille, une Russe qui l'attend dans une ruelle, et un homme de soixante ans en costume gris qui lui dit : vous traduisez bien, mademoiselle Vasik. C'est dommage de gaspiller ça.Léna n'est pas une espionne. Elle est quelqu'un qui écoute avec précision dans des pièces où les autres n'entendent pas tout. C'est exactement ce qui la rend dangereuse.